jeudi 14 mars 2019

Quelle règlementation encadre le suivi des nids d'oiseaux sauvages ?

Contrôle d'un nichoir
Accéder aux nids d'oiseaux pour étudier leur reproduction est perturbant pour les oiseaux. Et lorsque cela implique de manipuler les œufs pour les compter, ou les poussins pour les mesurer, il y a des risques supplémentaires. Cette activité scientifique est donc encadrée règlementairement.

Nous avons clarifié les obligations règlementaires à satisfaire en fonction de la possession, ou non, d'un permis de capture d'oiseaux à fins scientifiques délivré par le CRBPO.

Vous trouverez ces clarifications dans l'article dédié sur le site du CRBPO:

https://crbpo.mnhn.fr/spip.php?article712

Rédacteur: Pierre-Yves Henry


vendredi 8 mars 2019

Dernières reprise remarquables

Sélection de quelques contrôles/reprises remarquables arrivés au CRBPO entre les mois de Janvier 2019 et Février 2019

Reprise d'une Foulque macroule norvégienne baguée femelle adulte en Avril 2016 dans le sud de ce pays et tuée à la chasse en Janvier 2017 à Loon-Plage (59). Première donnée française pour un individu  originaire de ce pays (mais il existe de nombreuses reprises de foulques en provenance des pays bordant la mer Baltique).

Lecture sur photos de la bague métallique d'un Hibou des marais norvégien au Hables d'Hault (80) en Février 2019, oiseau marqué en Septembre 2018 près de Trisyl. Plus sympa qu'un cadavre sur la route ! Voir les photos de l'oiseau sur le Flickr de Thierry Laurent ici : https://www.flickr.com/photos/146223995@N08/46853595911/in/album-72157692036890472/


Nouveau contrôle de Pygargue à queue blanche, la première donnée pour l'ouest du pays : lecture sur photos de la bague couleur  d'un 1er Hiver le 11/02/2019 à l'étang de Chevigné/St Georges sur Loire (49), jeune femelle baguée comme poussin le 15/05/2018 dans l'Est de l'Allemagne.

Reprise (électrocution) le 28/10/2018 au Portugal d'un jeune Aigle de Bonelli français née au printemps 2018 dans les Bouches du Rhône. Les échanges avec l'Espagne sont bien documentés mais  il s'agit d'une première aussi loin au sud de la péninsule ibérique.

Remarquable contrôle d'une Mouette tridactyle bretonne sur l'île de Newfoundland sur la côte Est du Canada (proche St Pierre et Miquelon). 1er Été photographié avec ses bagues couleurs en Août 2018 née le printemps précédent au sein de la colonie de la pointe du Raz (29) à environs 3000 km. Une première pour le continent Américain même s'il existe plusieurs reprises au Groenland depuis le début de ce suivi (environs 40 ans ).
Lien vers le blog du découvreur


Contrôle en Novembre 2018 (recapture par un bagueur) en Allemagne proche frontière d'un Moineau friquet bagué et équipé de bagues couleurs dans le cadre du suivi par marquage d'une colonie dans un village de Moselle distant d'une soixantaine de km. Individu bagué en Janvier 2018, observé jusqu'en Avril 2018. 
Juvénile Vielle-Tursan (40) septembre 2015
Même s'il est connue qu'une partie des friquets du Benelux sont migrateurs et atteignent la France, il s'agit d'une des seules données récentes et de la première concernant un français contrôlé à l'étranger, en effet, l'espèces ayant disparu de nombreuses régions elle n'est plus chez nous que capturé de façon marginale en dehors de quelques localités.  

Rédacteur: Romain Provost

mercredi 6 mars 2019

L’œdicnème criard n’échappe pas au déclin des oiseaux en milieux agricoles


Oedicnème criard (Photo: T. Galewski)
Un printemps silencieux… de jour comme de nuit ? L’intensification des pratiques agricoles entraine un déclin quasi-généralisé de la biodiversité en milieux agricoles, révélé notamment par le suivides populations d’oiseaux . L’œdicnème criard (Burhinus oedicnemus), un champion du camouflage aux mœurs nocturnes, ne semble hélas pas épargné non plus.
Le Centre d'Etudes Biologiques de Chizé (CEBC) réalise depuis 1998 le suivi d’une population d’œdicnème criard située en plaine agricole au sud du département des Deux-Sèvres. Ce suivi à long terme permet d’évaluer les changements de taille de population, ainsi que les variations des paramètres démographiques sous-jacents tels que la survie et le succès de reproduction. Au moyen de centaines d’heures de travail de terrain, pas moins de 566 nids ont été localisés et suivis et 161 oiseaux ont été bagués.
Sur la base de ces suivis, Gaget et al. (2018) font un constant alarmant ! Tous les paramètres démographiques révèlent des tendances négatives, avec en particulier un déclin de 26% des effectifs en 14 ans (voir figure). Cette observation inquiétante pourrait suggérer une dégradation de la qualité de l’habitat en milieu agricole avec une diminution de la quantité et/ou de la qualité de la ressource alimentaire. La zone d’étude, localisée dans une des régions française les plus densément peuplées en œdicnèmes, est pourtant à demi couverte par une Zone de Protection Spéciale où sont implémentées des mesures agro-environnementales depuis 1999.
Un tel déclin à long terme, malgré les mesures de conservation, nous interroge sur l’état des populations à l’échelle nationale.  C’est précisément dans ce contexte, que nous sollicitons l’ensemble des acteurs de la conservation et de la recherche à mener conjointement une évaluation à l’échelle nationale visant à étudier sur plusieurs populations 1) les tendances des paramètres démographiques, 2) l’utilisation des ressources alimentaires et de l’espace dans les paysages agricoles et 3) les risques d’expositions aux produits phytosanitaires.

Tendances des paramètres démographiques au cours des années (Gaget et al. 2018 Ibis)

Pour en savoir plus :

Gaget, E., Fay, R., Augiron, S., Villers, A., & Bretagnolle, V. 2018. Long‐term decline despite conservation efforts questions Eurasian Stone‐curlew population viability in intensive farmlands. Ibis. doi:10.1111/ibi.12646.



Rédacteur: Elie Gaget.

vendredi 15 février 2019

Evolution des voies de migration de la Rémiz penduline sur 60 ans


Remiz penduline (L. Carrier)
La Rémiz penduline (Remiz pendulinus) est remarquable à plus d’un titre : pour sa beauté, pour la spécificité de son habitat (zones humides dulçaquicoles), pour son déclin (la classant en danger d’extinction en France en 2011, UICN France), pour la fascination qu’elle exerce sur les bagueurs d’oiseaux de longue date… mais surtout, d’un point de vue écologique et évolutif, pour sa dynamique récente d’expansion au travers de l’Europe de l’Ouest, induisant l’évolution de nouvelles voies migratoires et de nouvelles aires d’hivernage.
Jusqu’à la moitié du XXème siècle, la rémiz se reproduisait essentiellement en Europe centrale. Puis des colons (surtout des oiseaux de 1ère année) ont étendu l’aire de répartition vers l’Allemagne, puis vers le nord-ouest (Pays-Bas, Danemark ; Valera et al. 1993). Historiquement, et jusque vers 1975, les rémizs passaient l’hiver en région méditerranéenne (Italie, sud de la France, nord-est de l’Espagne ; Valera et al. 1993, Villaran 2003). Mais, de manière concomitante avec l’expansion vers le Nord-Ouest des populations reproductrices, il y a eu une expansion vers l’Ouest et le Sud-Ouest de l’aire d’hivernage (Espagne). Cette expansion s’est faite progressivement au moins jusque vers les années 1990 (Valera et al. 1993, Villaran 2003); mais aucune étude n’a caractérisé cette dynamique pour les 3 décades suivantes.
Avec l’apparition de nouvelles aires de reproduction, et de nouvelles aires d’hivernage, les rémizs ont-elles continué à employer la même voie de migration, par la côte méditerranéenne ? Ou y a-t ’il eu évolution de nouveaux parcours migratoires ?
Iris Lucas a exploré cette question graphiquement sur la base des 57393 données de baguage de rémizs collectées en France depuis 1961 (dont 2927 déplacements de plus de 10 km). Et la réponse s’illustre bien à partir de la figure ci-dessous. Les rémizs des populations reproductrices les plus récentes (c’est-à-dire le plus au nord-ouest de l’Europe : Belgique, Pays-Bas, Danemark) ont établi une nouvelle voie de migration, qui suit la côté atlantique, pour passer l’hiver dans le sud-ouest de la France ou en Espagne. A l’inverse, les populations les plus au sud de l’Europe (Suisse, Italie et à l’Est) passent presque exclusivement par la voie de migration historique, en suivant la côte méditerranéenne. Et pour les populations du centre de l’Europe, les oiseaux peuvent passer par chacune des deux voies de migration.

Localisation des rémizs au cours du cycle annuel, révélant que les oiseaux se reproduisant dans les populations récemment fondées en Belgique, nord de l'Allemagne et Danemark passent essentiellement par une nouvelle voie de migration, suivant la façade atlantique.

Ce modèle d’étude des voies de migration (remarquable par le taux d’oiseaux qui sont bagués en Europe de l’Ouest, de l’ordre de 1%) méritera des analyses plus approfondies, pour révéler les mécanismes sous-jacents aux changements de voie de migration et d’aire d’hivernage.
Ce travail est le fruit de 60 années de suivi des rémizs par les bagueurs de toute l’Europe, et en particulier du groupe français de bagueurs s’intéressant à l’espèce (animé par Pascal Miguet, avec des contributions majeures par Bruno Bayou, Yves Beauvallet, Laurent Carrier, Grégoire Massez, Benjamin Vollot), données qui ont pu être explorées par Iris Lucas, étudiante de l’Ecole Nationale des Sciences Géographiques, dans le cadre de Travaux Pratiques du BTS Géomètre-Géomaticien, supervisée par Sébastien Mustière du Laboratoire en Sciences et Technologies de l'Information Géographique (IGN/ENSG) et Pierre-Yves Henry (CRBPO).

Références citées :
Valera, F., Rey, P., Sanchezlafuente, A.M. & Munozcobo, J. (1993). Expansion of Penduline Tit (Remiz pendulinus) through migration and wintering. J. für Ornithol., 134, 273–282

Villaran, A. (2003). Análisis de la invernada de pájaromoscón Remiz pendulinus en España. Ardeola, 50, 245–250

Rédacteur: Pierre-Yves Henry

mardi 5 février 2019

Programme de baguage couleur sur le Pipit de Richard




Dans le cadre d’une étude sur l’évolution des voies migratoires chez le Pipit de Richard Anthus richardi, un projet de baguage couleur (en collaboration avec le CRBPO) est mis en place à partir de cet hiver 2017-2018 sur plusieurs sites du littoral méditerranéen. Il vise à contrôler la fidélité des sites d’hivernage, à documenter la durée de stationnement individuel et à mettre en évidence la stabilité d’une nouvelle voie de migration pour l’espèce.

Cette étude est effectuée sur des sites accueillant depuis plusieurs années de nombreux individus pendant la période hivernale. A ce jour, 26 oiseaux ont été équipés d’une bague blanche de type Darvic comportant un code alpha-numérique (voir photo) sur :
-          l’ancien hippodrome d’Alenya (Pyrénées-Orientales), 2 oiseaux bagués
-          le mas Chauvet en plaine de Crau (Bouches-du-Rhône) ; 21 oiseaux bagués
-          la base nature de Fréjus (Var) ; 3 oiseaux bagués



Si des oiseaux sont ré-observés d’une année sur l’autre, un suivi par géo-localisateurs sera envisagé afin de déterminer où se reproduisent ces oiseaux. Ainsi avec l’ensemble de ces éléments, nous essaierons de comprendre­ pourquoi une espèce, qui niche dans les steppes d’Asie orientale et qui hiverne normalement en Inde et Asie du sud-est, semble avoir modifié en partie ses voies de migration pour parcourir davantage de kilomètres et venir passer l’hiver dans le sud de l’Europe et le nord du Maghreb.

De nombreux observateurs se rendent chaque année sur ces sites afin d’observer les pipits, nous les invitons donc à porter une attention particulière à la présence de ces bagues colorées et à indiquer leurs lectures en retour de mail à paul.dufour80@gmail.com. De plus, il est fort probable que d’autres Pipits de Richard passent l’hiver entre ces sites ; si vous cherchez spécifiquement l’espèce cela nous serait également d’une grande aide de savoir si l’espèce est présente ou non en dehors des secteurs habituels. 

Information sur le programme disponible sur Cr-briding : http://www.cr-birding.org/node/5040
Information sur la technique de capture employée : Christophe de Franceschi : christophe.defranceschi@cefe.cnrs.fr

Rédacteurs: Christophe de Franceschi et Paul Dufour


vendredi 25 janvier 2019

Le consortium des centrales nationales de baguage en Europe en 1 carte

Les centrales nationales de baguage sont rassemblées au sein de EURING, the European Union for Bird Ringing. La figure ci-dessous illustre esthétiquement l'ampleur et la diversité de ce consortium.

Figure produite par Juan Arizaga (membre du bureau d'EURING, centrale de San Sebastian, Aranzadi, Espagne).

Rédacteur: Pierre-Yves Henry

jeudi 24 janvier 2019

Dernières reprise remarquables

Sélection de quelques contrôles/reprises remarquables arrivés au CRBPO entre les mois de Novembre/Décembre 2018 et Janvier 2019




Reprise d'un Fulmar boréal islandais découvert échoué le 20/12/2018 sur une plage de St Pierre de Quiberon (56). Individu âgé de 38 ans puisque bagué poussin en 1980. Encore loin du record d'une cinquantaine d'année pour cette espèce particulièrement longevive mais il s'agit d'une première pour un "pétrel glacial" de cette origine (précédemment aussi une reprise Groenlandaise), la plupart concernant habituellement les îles britanniques.

Un Fuligule nyroca blessé porteur d'une bague allemande est signalé début novembre 2018 dans le secteur des salins de Giraud, Arles (13), il s'agit une nouvelle fois d'un individu (lâché en 2017) issus du programme de réintroduction de Basse-Saxe (réserve naturelle Steinhuder Meer). Déjà presque une dizaine de données en lien avec la France depuis le début du programme en 2012. Plus d'info sur ce projet ici (en Allemand mais résumé en anglais) :

https://www.wildtierstation.de/fileadmin/artikelbilder/Artenschutz/vbn_45-1_S37-52_melles.pdf

Découverte d'un Hibou des marais blessé (rapidement décédé) porteur d'une bague "London"sur une route de Bazoches les Gallerandes (45) le 17 novembre dernier, bagué en tant que poussin le 13/05/2018 dans les Highlands écossaise. Cinquième données pour un hibou de cette espèce née dans les îles Britanniques.

Contrôle le 01/07/2018 d'une Hirondelle de rivage française en République de Serbie, baguée 1ére année le 17/08/2016 à l'étang de la Horre/Lentilles (10). Toutes espèces confondus les données sont rares dans cette partie de l'Europe mais les découvertes devraient se faire plus fréquentes avec, on l'espère, le développement du baguage dans ce pays. 

Belle série de contrôles de Mésanges bleue (4 individus)  courant septembre 2018 sur le site de suivi de migration historique de Ventes Ragas en Lituanie, toutes marquées en France (respectivement Wimereux (62), Bouloc (31), Canet en Roussillon (66) et Hyères (83) ) lors de l'afflux qui a touché notre pays durant l'automne-hiver 2017. Les données de retours aussi loin à l'Est  dans les pays "d'origines"après invasion restent exceptionnelles mais, s'agissant de données automnales, les sites de nidification de ces mésanges migratrices qui passent par le littoral de la mer Baltique demeurent inconnues... L'automne 2018 quand à lui n'aura fournie qu'une mésange lituanienne contre une douzaine de cas l'automne précédent.

Ce ne sont pas moins de 3 Phragmite aquatiques polonais qui ont été contrôlés cet été, tous au bord de l’estuaire de la Loire /Donges/44 et tous bagués poussins en 2017 pour l'un et 2018 pour les autres au Parc National de Biebrza !

Surprenant lieu de reprise dans le sens contraire à l'axe de migration automnal classique pour cette Fauvette à tête noire baguée le 24/09/2018 à Grande Synthe (59) qui sera capturé par un chat le 12/11/2018 à Homborsund, ville côtière du sud de la Norvège !

Nouveau contrôle de Fauvette babillarde israélienne encore une fois dans les Hauts de France  : individu bagué le 09/03/2018 à Modiin hills (31°52'N / 34°59'E) puis contrôlé le 18/04/2018 au Fort vert/Marck (62) env 3400 km en 40 jours. Il s'agit de la seconde donnée en France d'un oiseau porteur d'une bague "Tel-Aviv", la première concernait une fauvette de la même espèce baguée au même endroit. On peut rajouter un contrôle de babillarde française à Eilat, une reprise ancienne en Palestine et deux en Egypte soit 6 données sur la voie orientale.

Rédacteur: Romain Provost


mardi 8 janvier 2019

Le baguage: un outil pour suivre les populations d'oiseaux - plaquette par l'ONCFS

L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) vient de produire une plaquette très bien faite sur le baguage des oiseaux.
Pour la consulter, rendez-vous sur la page dédiée du site de l'ONCFS

Rédacteur: Pierre-Yves Henry

vendredi 21 décembre 2018

Les moineaux qui grandissent en ville sont plus stressés que ceux des campagnes

Niveau de corticosterone en fonction du degré d'urbanisation
Précédemment, nous avions déjà révélé que les moineaux qui ont grandi en ville sont plus petits, et ont des plumes de moins bonne qualité, que ceux ayant grandi à la campagne (voir l'article).
Dans une étude parue aujourd'hui, nous confirmons que, pendant leur croissance, les jeunes moineaux urbains sont exposés à un stress physiologique chronique plus élevé que les jeunes moineaux ruraux. 
Des plumes de queue (rectrices) ont été collectées sur 111 moineaux domestiques juvéniles, dans 11 populations implantées dans des sites plus ou moins urbanisés en France. Le résultat principal est que plus l'environnement de naissance des moineaux est urbanisé, plus la concentration de corticostérone (l'hormone médiatrice de la réponse à un stress physiologique chronique) est élevée dans les plumes. Cette hormone est déposée dans les plumes passivement, lors de la croissance, c'est à dire lorsque les moineaux étaient encore dans leur nid.
Ces résultats sont le fruit d'une collaboration entre le Centre d'Etudes Biologiques de Chizé (CEBC) et le CRBPO, grâce aux bagueurs s'impliquant dans le veille sur les populations de Moineau domestique (SPOL Moineau), et avec le soutien de l'Agence Nationale de la Recherche (programme URBASTRESS).

Pour en savoir plus:

Beaugeard, E., Brischoux, F., Henry, P.-Y., Parenteau, C., Trouvé, C. & Angelier, F. (2018). Does urbanization cause stress in wild birds during development? Insights from feather corticosterone levels in juvenile house sparrows (Passer domesticus). Ecology and Evolution.

Rédacteur: Pierre-Yves Henry

mercredi 31 octobre 2018

Dernières reprise remarquables

Sélection de quelques contrôles/reprises remarquables arrivés au CRBPO au cours du mois d'Octobre 2018.

Fou de Bassan bagué poussin aux sept-îles, Perros-Guirrec (22) le 30/06/1989 trouvé mourant sur la côte suédoise de la province de Halland le 28 Septembre dernier. Outre l'âge remarquable, il s'agit d'un cas intéressant de dispersion d'un individu née en France.

Vieille bague russe Moskva trouvée en ce début d'année en Ariège à l'aide d'un détecteur de métaux :
il s'agissait d'un Héron cendré bagué poussin en Juin 1996 dans le  Nord-Ouest de l'Ukraine (proche frontière Belarus et Pologne) !

Oie rieuse portant une bague islandaise reprise à la chasse le 26/10/2018 à Looberghe (59), femelle adulte capturé en Septembre 2017 près de Reykjavik, une première en France pour une oie de cette espèce baguée sur cette île.

Patte baguée découverte le 21/10/2018 près de Pskov, nord Ouest de la Russie (proche frontière Estonie/Lettonie). L'oiseau porteur était une Grive musicienne capturé le 15/10/2016 au Fort-Vert/ Marck (62). Peu d'informations récentes aussi loin à l'Est pour cette espèce.

Contrôle par un bagueur le 04/06/2018 d'un mâle de Pouillot fitis bagué "Paris"  au bord de la Mer Baltique sur le territoire russe du Kaliningrad . Individu de première année civile capturé le 28/08/2017 à Saint-Julien-du-Sault (89). Les contrôles au sein de l'aire de répartition de la sous espèce acredula sont peu fréquents !

Reprise d'un jeune Faucon sacre (!) initialement découvert épuisé à Pliezhausen, Allemagne de l'ouest le 24/08/2018, bagué et relâché le 25/09/2018 avant que sa dépouille consommé par un rapace non identifié (probablement grand-duc)  ne soit découverte le 24/10/2018 à Florac (48). Il s'agit de la 3 ème reprise de bague pour ce faucon rarissime en France (les 2 précédentes concernait un Hongrois et un Slovaque).